Mes clients arrivent d’une autre région et viennent d’acquérir leur nouvelle résidence principale : une maison des années 60, avec un rez-de-chaussée, un étage, et un grand jardin sans aucun vis-à-vis. La maison est habitable en l’état mais elle ne correspond pas à leur mode de vie. Le projet porte sur une rénovation complète, du rez-de-chaussée et de l’étage.
Leur souhait : être tournés vers le jardin, profiter au maximum de la lumière et de la vue, et surtout ne pas habiter la maison de monsieur et madame Tout-le-Monde. Pas besoin de chic ostentatoire : juste une esthétique qui leur ressemble. Seule leur dernière fille, adolescente, vit encore avec eux ; leurs deux aînés, étudiants, reviennent ponctuellement.
Les travaux se déroulent en deux tranches. La première, achevée, a permis d’aménager l’intégralité de l’étage avec les trois chambres et la salle d’eau. La seconde, à venir avec la cuisine, le salon/salle à manger et l’entrée, finalisera le rez-de-chaussée dont les ouvertures structurelles sont déjà lancées.
Création d’une suite parentale organisée autour d’une verrière
La demande initiale était simple : une chambre avec un petit bout de dressing existant, transformée en véritable suite parentale, avec salle d’eau et deux dressings séparés, un pour Madame, un pour Monsieur.
La pièce n’étant pas immense, l’enjeu technique portait sur la création d’une salle d’eau sans pour autant paraître la pièce plus petite. La réponse a été de renverser la logique habituelle : plutôt que de la positionner au fond de la pièce, elle prend place en son centre et structure l’espace. Une verrière en chêne massif dessinée sur-mesure sépare la salle d’eau de l’espace nuit. Les deux dressings se déploient aux extrémités de la suite.
Côté matières, les clients ont souhaité reprendre le carrelage zellige bleu de leur précédente salle de bain — un clin d’œil personnel autour duquel toute la palette de la pièce a été harmonisée.
Réagencement et ouverture des espaces




Une alcôve cocooning pour la benjamine
Pour la plus jeune, encore lycéenne à la maison et sensible aux nuisances sonores, le placard mural existant a été supprimé et transformé en alcôve cocooning : un lit encastré sur estrade, avec du rangement intégré en dessous. Une armoire et un bureau ont été ajoutés. L’ambiance reste volontairement neutre et apaisante : gris clairs, blancs, bois doux.
Une chambre multifonctions, entre repos et télétravail
La troisième chambre est partagée par les deux aînés, étudiants, qui reviennent épisodiquement à la maison. Elle sert aussi de bureau d’appoint pour Madame lorsqu’elle est en télétravail. Le choix s’est porté sur un lit-bibliothèque escamotable, qui se relève pour libérer l’espace de travail au quotidien.







Une salle d’eau modernisée, entre noir graphique et vert olive
L’ambiance recherchée est moderne et intemporelle : du noir graphique sur la paroi de douche, la crédence et la robinetterie, réchauffé par une touche de vert olive— la couleur du revêtement de l’ancien placard, volontairement conservé comme clin d’œil à l’existant. Le bidet a été supprimé au profit d’une grande douche de 1,7 m, habillée d’une faïence blanche mate à relief, et d’une double vasque qui remplace le simple lavabo.
À l’étage toujours, le palier et la cage d’escalier ont été entièrement repris : un nouveau sol, et une peinture bleu-vert qui devient le fil conducteur de toute la maison.















Rez-de-chaussée : vivre “dedans-dehors” (seconde tranche en cours)
Au rez-de-chaussée, tout est pensé pour prolonger la logique de l’étage : un maximum de lumière et un rappel assumé du bleu-vert comme un trait d’union entre les étages.
À l’origine, la cuisine était totalement fermée : pour y accéder, il fallait traverser l’entrée, puis le salon, avant d’atteindre la cuisine et la salle à manger, installée dans une extension formant un L. Pour plus de fluidité, deux ouvertures ont été créées : la première, depuis le couloir d’entrée, offre un accès direct à la cuisine tout en dégageant une perspective immédiate sur le jardin ; la seconde, à l’emplacement de l’ancienne porte entre salon et cuisine, habillée d’arches en bois menuisées sur-mesure. Résultat : une cuisine ouverte sur le salon et la salle à manger, en prise directe avec le jardin. La cuisine a déjà été partiellement posée, les clients ayant emménagé avant la fin des travaux.
Dans un second temps, les deux fenêtres et la porte de la salle à manger laisseront place à une grande baie vitrée, de même facture que celle prévue au salon, pour ne plus faire qu’un entre terrasse, salon, salle à manger et cuisine.
Le petit WC du rez-de-chaussée, auparavant exigu, a été agrandi grâce au cloisonnement de l’escalier, et complété d’un lave-main. Dans le salon, l’ancienne cheminée a laissé place à un poêle à bois. À terme, un grand meuble menuisé sur-mesure occupera toute la longueur du mur, devenant la pièce maîtresse visuelle du salon dès l’entrée.
Projet à suivre : la seconde tranche de travaux viendra prochainement compléter le rez-de-chaussée.

















